C’est parallèlement à des études en arts visuels et en design d’intérieur que Marie-Soleil Bond fait l’expérimentation du bijou de façon autodidacte. À la fin de ses études, elle crée son propre style en bijouterie en intégrant à son art les notions apprises dans ces domaines connexes, notions d’harmonie, d’équilibre et de composition. Cette passion s’est alors imposée comme métier. En travaillant auprès d’artisans bijoutiers, elle met le pied dans le domaine, ce qui l’incite rapidement à lancer sa propre ligne.
Le contraste des matières, des textures et des couleurs est à la base de son travail. Passent entre ses doigts le verre, le bois, la corne, l’os, le nacre, le corail et toute une gamme de pierres semi-précieuses. Aussi, des pièces produites par émaillage sur cuivre lui permettent d’élargir sa liberté d’expression. Elle cherche à donner leurs lettres de noblesses aux matières naturelles, faisant se côtoyer dans la même pièce des matériaux autant bruts que raffinés. Dans cet optique, le quartz et la corne, par exemple, deviennent des alliés qui s’exaltent l’un et l’autre. Marie-Soleil Bond s’inspire, entre autres, des styles primitifs qu’elle actualise, faisant un parallèle entre l’histoire et la mode. Les lignes évoquent parfois les parures tribales, le tracé oriental, ou encore la structure de l’inukshuk*.
* Un inukshuk, mot signifiant « forme humaine » en inuktitut (langue inuite), est un amas de pierres érigé par des Inuits.